Notre carte blanche dans l’Echo

Ce samedi, le quotidien l’Echo publie une carte blanche dans laquelle nous présentons notre livre. Dans le même temps, le blog Economiques nous a également l’honneur d’une chronique, et nous avons pu présenter nos idées sur Bel RTL (podcast disponible bientôt).

Outre la fierté de voir notre bébé faire ses premiers pas auprès du grand public, nous nous réjouissons surtout de la possibilité d’élargir le débat sur les pensions. Trop souvent, partenaires sociaux et politiciens se contentent de débattre dans les frontières sagement délimitées du système actuel de retraite par répartition. Aujourd’hui, ce système est au bord de la faillite. Toute réforme entreprise sans remettre en question le cadre de la répartition ne fera, au mieux, que prolonger l’agonie de quelques années.

En attendant, subsiste la question des retraites des jeunes générations: quel espoir ont les travailleurs qui ont aujourd’hui 20 ans, 30 ans ou 40 ans de pouvoir un jour toucher une pension? Bien peu. Leur seule perspective, dans le système actuel, est de continuer à payer pour les retraites de leurs aînés tout en essayant tant bien que mal – pour ceux qui ont les moyens – de mettre un peu d’argent de côté.

Pour redonner l’espoir aux générations actuellement au travail et à leurs enfants, il faut élargir le cadre du débat. Cela requiert de faire sauter le tabou qui veut qu’on ne puisse pas mentionner sur la place publique les mots “retraite par capitalisation”. Avec la parution de Retraites Plombées, c’est ce que nous ambitionnons de faire. Nous ne prétendons pas détenir la vérité, ou même la solution miracle. Mais nous voulons porter le débat là où, par frilosité ou par intérêt, politiciens et partenaires sociaux ne veulent pas aller. Pour les forcer à arrêter de mentir aux citoyens. Pour que nous ouvrions tous les yeux. Pour qu’enfin “rechercher une solution” signifie autre chose que “perpétuer le statu quo”.

Si la capitalisation était si nocive, pourquoi tous les parlementaires de notre pays, qu’ils soient fédéraux, régionaux, ou communautaires, ont-ils choisi de faire confiance à ce système pour assurer leur pension? Et si elle leur convient, comme cela semble être le cas, pourquoi refusent-ils aux citoyens le droit de faire comme eux?